vendredi 27 mars 2009

Mariage Naud Armand - Savigné - 1927.

Armand Naud se marie à Savigné en 1927 environ. La fête a lieu à la ferme.

Les Naud font partie de la branche Godard de l'arbre de la Godardière. Ils vivent dans le sud de la Vienne, petits villages autour de Civray où la vie est plus rude qu'autour de Châtellerault.

Personnes identifiées : Naud Armand, ses parents Naud Louis et Audoin Louise, sans doute ses deux grand-mère Chartier Jeanne et Boireau Marie Anne, son frère Naud Louis, ses neveux René Godard et Louis Godard dont les parents ne sont pas sur la photo, il y a peut-être sa soeur Valentine, mais il semble manquer Emma.





Pour cette génération du début du XXème siècle, coté Godard, c'est la seule photo en ma possession.
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mercredi 25 mars 2009

Sage-femme.


Au fil des registres et des dépouillements systématiques, on repère les professions, les habitués, les commerçants du village et tant d'autres trésors, et quelques clins d'oeil que je compte bien partager ici.

A Availles, en 1893, la sage-femme du village est Marie Adhumeau épouse Sarrazin, sans doute, la première à faire entrer l'obstétrique dans la famille.

C'est Marie Sarrazin, qui déclare la naissance de l'enfant à la mairie. Fait plutôt rare dans les registres.... Cas de force majeure, le père de l'enfant est enfermé à l'asile d'aliénés ;-/.




Voici Angélique Marguerite Du Coudray, sage-femme des lumières.
Je lui laisse la parole :

"En attendant le moment de délivrer la femme, on doit la consoler le plus affectueusement possible : son état douloureux y engage ; mais il faut le faire avec une air de gaieté qui ne lui inspire aucune crainte de danger. Il faut éviter tous les chuchotements à l'oreille, qui ne pourraient que l'inquiéter et lui faire craindre des suites fâcheuses. On doit lui parler de Dieu et l'engager à le remercier de l'avoir mise hors de péril. Si elle recourt à des reliques, il faut lui représenter qu'elles seront tout aussi efficaces sur le lit voisin qui si on les posait sur elle-même, ce qui pourrait la gêner..."



Didactique et pédagogique, Madame Du Coudray exerce à Paris et est une protégée du roi. Elle écrit en 1759, un manuel des accouchements. Et surtout elle invente "sa machine" de démonstration. Elle forme des sage-femmes de village en village, aux frais de l'état qui la protège.


Voilà la fameuse invention. Très précise, elle permet à l'élève d'identifier les différentes présentations et d'apprendre l'anatomie, l'utérus, la vessie, les ovaires . Les parties dures du squelette sont présentes, ainsi que les fontanelles du foetus, et les doigts afin que l'élève s'habitue à reconnaitre les différents éléments en présence et distingue en particulier la main droite de la main gauche du foetus. La tête de la poupée est dotée d'une bouche ouverte qui permet à l'élève d'apprendre la manoeuvre de Moriceau (réorientation de la tête en mettant un doigt dans la bouche du foetus). Le placenta fait partie des éléments et est brodé de fil rouge et bleu ;-)

C'est la naissance de l'obstétrique, les médecins commencent à s'en mêler ( on en reparlera) et la concurrence avec les sage-femmes s'installe. Madame Du Coudray, la protégée du roi ne se fera pas que des copains ;-)

Grâce à vos commentaires on un p'tit plus pour le tout !

Comme dit Canotte, Louis XV aimait les femmes... De son épouse et de ses nombreuses maitresses, il aura 10 enfants légitimes et 13 illégitimes connus. Son intérêt pour les sage-femmes doit venir de là.
Angélique Marguerite étant sage-femme royale, on comprend mieux aussi sa grande expérience. On sait très peu de choses de sa vie privée à elle (mariage, enfants ?), qu'elle garde apparemment très secrète, même dans ses lettres. Mais on sait qu'elle était la petite nièce de Louise Bourgeois, dite la Boursier, sage-femme de Marie de Médicis, qui écrira un premier traité sur les maladies des femmes, et les accouchements des enfants de roi.

A l'époque la France perd cruellement ses enfants lors des accouchements confiés aux matrones. Les instruire, former les sage-femmes est le projet du roi et du gouvernement pour contrer cette hécatombe.



Madame Du Coudray, reconnue très vite dans de nombreux ouvrages médicaux, formera 5000 sage-femmes en 27 ans en sillonnant la France. Comme elle s'est rendue un peu partout on retrouve sa trace à Tours et sans doute ailleurs... A vos Archives Départementales :-)

mardi 24 mars 2009

Mariage Bozier -Sarrazin - 1928

Il s'agit du mariage de la plus jeune des soeurs Sarrazin Marie avec Alphonse Bozier, sans doute vers 1928.


Avec en prime, un joli portrait des mariés.

Personnes identifiées : Sarrazin Maria, Bozier Alphonse et ses parents, Sarrazin Georges Alfred et Renée Roy, Sarrazin Léon Alfred et son épouse, Sarrazin Roger Maximilien, Sarrazin Joseph, Sarrazin Octavie et Jutan Georges, Sarrazin Marie Angeline et Becogné son époux, Sarrazin Alfred et Ouvrard Marie Constance, Sarrazin Ginette.
Sauf erreur bien sur, il me semble avoir réussi à identifier sur cette photo toute la fratrie des Sarrazin. Trois générations sont présentes.

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lundi 23 mars 2009

Google Books.


Connaissez-vous Google Books ?

C'est un outil génial pour le généalogiste, on y trouve quantité de vieux ouvrages en texte intégral, que l'on cherche en vain de bouquiniste en brocante.

Et quand bien même on a la version papier, Google books permet de faire le tri des données et d'aller direct à la bonne page.
Il est possible de se faire sa p'tite bibliothèque virtuelle pour accéder à volonté à ses ouvrages.
Chaque livre a une version scannée et une version pdf qui permet la copie de texte... Bref c'est absolument GENIAL !!!

Vous cherchez des documents sur un p'tit village, un ancêtre un peu d'la haute, tapez l'intitulé dans le moteur de recherche et Google vous offre de la lecture !
J'ai trouvé ainsi l'incontournable livre de l'abbé Lalanne sur Chatellerault, bouquin si difficile à dénicher ( je l'ai en version reliée) et si cher à acheter. Et toujours pour mon p'tit coin de Poitou, tous les numéros de la Société des Antiquaires de l'Ouest, avec en particulier les contributions de l'abbé Longer (curé d'Availles) sur les p'tits villages du Poitou et Prinçay et ses souterrains en particulier.
Bientôt un récapitulatif complet avec les liens vers ces ouvrages.

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