mercredi 2 février 2011

Availles-en-Châtellerault - L'épicerie.


"En relisant l'histoire de l'épicerie d'Availles, je peux te préciser que lorsque j'allais à l'école communale en classe chez Mlle Pain ou Mr Berthon, je ne me rappelle plus, cette épicerie était tenue par Mr et Mme MERCIER.

C'est à l'épicerie qu'on installa la première cabine téléphonique. "
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Ce témoignage du p'tit R.M, un ancien de la communale d'Availles, nous permet d'apporter quelques précisions au sujet de l'épicerie. R.M était bon élève ( je le sais, j'ai vu ses cahiers), et en sortant de l'école, il s'achetait des bonbons.




Ce n'était pas encore le temps des Coco boher et des mistral gagnant. Mais déjà celui des caramels à 1F. ------------------








En 1910, elle était tenue en blouse blanche par Raoul Bernard qui est aussi le cordonnier du village !



Une vue de la place du village, où on l'aperçoit en arrière plan.
Elle est devenue aujourd'hui maison d'habitation. Dans le bourg, on trouve toujours une épicerie, mais  également une boulangerie, un coiffeur, et une pharmacie. Il n'y a plus de cordonnier ;-(


Un p'tit aperçu des artisans du village au fil des actes (mise à jour progressive).



Epicier : NOYER Pierre1886 - Raoul BERNARD 1910 - MERCIER 1946 -



Tisserand : ROUGET Joseph 1886



Cabaretier : ROUX Pierre 1883

Boucher : BONNEREAU Auguste 1886



Maréchal Ferrand : ROBIN Alfred 1887



Sabotier : ROBIN Jean Charles 1887



Garde Champêtre : COGNE Barthélémy 1888



Cantonnier : DUVERGER Jacques 1890



Cordonnier : DUVERGER Alphonse 1890



Sage Femme : ADHUMEAU Marie 1893


Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !




dimanche 30 janvier 2011

La noyée des Coutures - Prinçay - An VI



Lorsqu’elle disparait, nous sommes en l’an VI de la République (04/04/1798) , Marie Pichot une soixantaine d’années vit à Vouneuil sur Vienne, avec François Chaussbours, ils se sont mariés 42ans avant à Cenan, près d’Archigny , un 23 novembre.

Le père et le fils Silvin, la cherchent partout la mère Pichot, longtemps, trop longtemps, pendant 12 jours.

 Lorsque le 15 Germinal, aux Coutures de Prinçay, on sort un cadavre de la Vienne, on se doute et on appelle les Chaussbours. Silvin le fils, lorsqu’il va chercher l’officier de police judiciaire, Jacques Antoine Blanchard, est certain qu’il s’agit d’un crime, il dit que sa mère a été étranglée.





Tous deux se rendent sur place ensemble, mais la nuit tombe. Impossible de laisser le cadavre sur la berge, ce serait contraire aux « meurs » et puis, il serait dévoré par les loups...



Les Loups...
 En l’an VI de la République, les loups rôdent à Prinçay.



Le corps est ramené à Vouneuil, dans la maison familiale.

C’est le lendemain matin à 7H que l’officier de santé fera sur place les constatations. Il examine minutieusement le cadavre, note son emplacement dans la pièce : sur deux perches, sur un coffre. Confirme qu’il s’agit bien d’une femme de 55 à 60ans. Inspecte avec attention toute la surface de son corps et ne relève aucune trace de violence évidente, mais plutôt un aspect général compatible avec une noyade. Il ne peut dater le décès. Tessier l’adjoint, donne le permis d’inhumer. Les témoins, les parents, et ceux qui ont découvert le cadavre seront entendus pour préciser les causes du décès .

Alors ?

Crime, comme le pense le fils ? Suicide ou accident ?





Lulu Potcher en léger différé (213ans) de Prinçay, vous donne RDV  aux AD la semaine prochaine...

Dans la série, "Nous aussi on en a des beaux assassinats", c'est fini pour cette semaine !

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Chez Anne, Une belle histoire de loups...

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L'intégralité de l'acte.