vendredi 28 octobre 2011

Hommage aux vieilles branches - Le chêne de Combes - Saint Martin l'Ars.


Janvier 1903.
Triste fin pour cet ancêtre !
C'est en s'acharnant à déloger un lapin, qu'un chasseur imprudent enfuma le creux de ce tronc millénaire.
Il s'embrasa rapidement et mit deux jours et deux nuits à partir en fumée.
Aucune nouvelle de l'oryctolagus cuniculus par qui le scandale arriva !

La photo prise en 1900 nous rappelle que ce chêne fut sans conteste le plus imposant du département.
12 à 15m de circonférence, 30 m de haut, une couronne à 3m de haut, surmontée de 6 tiges de 2 à 3,5m de circonférence.

Source Le Picton Mai- Juin 2000

mercredi 26 octobre 2011

Les sabots de Catherine - Latillé - 1730


Le soir du 3 Juillet 1730, Jean BONNEAU arrive à cheval dans les prés de la cure de Latillé, déterminé à y laisser brouter sa monture. Mais c'est compter sans la détermination de l'exploitante des lieux, Catherine DELAMOSSE. Elle interpelle le cavalier, le somme de partir. Il la bouscule, elle se relève, et lui envoie son sabot à la figure ! Assommé, BONNEAU fait marche arrière tandis que toute une équipe de gaillardes vient à sa rescousse : sa femme Marie CANTE, et  ses trois belle-soeurs Gabrielle, Renée et Jeanne . Suit un sacré crêpage de chignon qui interpelle et inteloque le voisinage et se termine, offense suprême par la mise en pièces de la coiffe de Catherine qui s'enfuit tête nue, honteuse peut-être bien sous la risée de certains.
L'offense mérite réparation. 
Catherine porte plainte, de plus, elle a été de nouveau agressée par les femmes CANTE quatre jours plus tard. 
Le village est en émoi. 
 Le juge instruit rapidement l'affaire. 
Les témoignages sont recueillis le 8 Juillet et ils sont concordants : L'altercation à l'initiative de Bonneau, le coup de sabot, l'oeuf de pigeon qui a la taille d'une fève  et fait immédiatement suite au coup, la fureur des femmes, la coiffe déchirée, la honte...  
Une expertise médicale de la plaignante est demandée au chirurgien. Les blessures sont superficielles néanmoins suite à la seconde agression, une fièvre est retrouvée et une saignée est prescrite. 
Bref une savoureuse affaire à la Brassens, avec les sabots de Catherine et le marché des gaillardes de Latillé. 
Tout ça prête à sourire...

A la suite de Catherine Delamosse, Jean Bonneau a porté plainte de son coté. Une instruction est menée. Une nouvelle série de témoins est entendue. Le ton est plus grave. Ce n'est plus un, mais plusieurs coups de sabots, la réaction des femmes CANTE y apparait légitime. Cette fois, seuls les hommes sont entendus. Ils restent prudents dans leurs témoignages.
Le sénéchal doit statuer le 10 Juillet au matin, 
mais coup de théatre, 
Un bruit arrive du marché 
qui lui apprend la mort de Jean Bonneau ! 
Agresseur agressé, 
la responsabilité de Catherine Delamosse est retenue. 
Elle est immédiatement arrêtée 
et conduite en prison,
 pour y être interrogée....

Nous n'avons pas encore l'épilogue de cette affaire ! 

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Cette affaire a été relevée par Thierry Peronnet. Le dossier complet très détaillé avec la transcription de la procédure sera ajouté à la base de GE86. 

Pour simplifier vos recherches, vous retrouverez également dans les jours qui viennent, l'ensemble des protagonistes sur la base Crimes




lundi 24 octobre 2011

Les Evadés de la Vienne - 1814 -1844.



Le Centre Historique des Archives Nationales met en ligne la liste des forçats évadés des bagnes entre 1814 et 1844.
J'en ai trouvé cinq natifs de la Vienne :
Nicolas Descosses, tisserand né à Poitiers
Louis Lambleux meunier,  né dans la Vienne
Joseph Gilbert, journalier né à Cernay
Pierre Metayer né dans la Vienne,
Jean Pain domestique né à Marigny.

Aucun de ces cinq là n'est répertorié dans la base des p'tites affaires criminelles.
Pour avoir le détail de leur dossier cliquez pour agrandir l'image.
Cliquez sur le lien
Pour l'ensemble du dossier
CHAN -Forçats Evadés -1814-1844

Grace à vos lectures attentives en voici trois de plus !

François Gabriel Boutet de Lusignan,
Jean Royer de Quinçay
Laversanne Léonard .

Posted by Picasa

Il est bien dommage que ces documents ne soient pas mis en ligne sous forme d'une base de données ! Il serait tellement plus facile d'y retrouver les siens, de faire des analyses statistiques...



Cousin, cousine...


... de mauvaise graine ! 
Plus de 1300 protagonistes plus tard, petite étape pour répertorier 
la mauvaise graine de la Godardière, j'ai nommé :

Pierre BOUTHE
 ( 1709 - 1760) Prinçay Availles-en-Châtellerault, Sosa 758 de ma descendance, qui témoigne dans le crime des Gabelous de la Croix Fleuriau. : 
"A entendu un grand bruit, ce qui l'obligea à sortir. Il rencontre Touillet. Entendent tous les deux des voix disant " Tuer Tuer ! ". Et rentrent se mettre à l'abri chez eux très effrayés."
Pierre Bouthe n'est pas un grand courageux, il se garde bien d'aller voir, et ne se manifeste pas plus que ça, c'est l'interrogatoire systématique des gens de Prinçay qui permet de recueillir cette précieuse petite tranche de vie venue de si loin.  
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DERINGERE Hortense,
 cousine lointaine à la cuisse légère, que l'on raccroche probablement en remontant les Deringère de Thuré à notre Marguerite, dont on ne connait pas le potentiel libertin, mais qui en se mariant à un Pierre Quiet va contribuer à la branche des ROI. 

Pour le moment, pas de voleur de pomme, pas de bagnard, et pas une seule goutte de sang ;-) 

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Impossible bien sur, en reprenant toutes ces affaires, de répertorier l'ensemble les témoins. Je me contente la plupart du temps pour la base, de l'inculpé et de la victime. Sauf, bien sur pour les crimes de Prinçay ou lorsque je suis chargée de mission. 
A vous d'aller creuser un peu plus loin, si un lieu, une époque concordent et vous amènent à penser que l'un de vos ancêtres a pu faire partie de l'entourage d'une affaire ancienne. Les dossiers sont longs à dépouiller, mais ils sont généreux en renseignements de tous genres. On y trouve quelquefois le portrait d'un protagoniste (yeux écartés, bouche moyenne, cheveux bruns, taille...), l'indication de son domicile....